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Conférence de Paris sur la Libye : Tebboune ne sera pas présent

Conférence de Paris sur la Libye : Tebboune ne sera pas présent

Le suspense n’aura duré que 24 heures. Mardi soir, un conseiller du président français a révélé que Emmaunel Macron a envoyé une invitation à son homologue algérien Abdelmadjid Tebboune pour assister à la conférence de Paris sur la Libye, qui se tient ce vendredi 12 novembre.

Mais il restait la grande question : le président algérien va-t-il se déplacer dans la capitale française, alors que les relations entre les deux pays sont extrêmement tendues ? 

Depuis fin septembre, Alger et Paris sont en froid à la suite des déclarations très controversées d’Emmanuel Macron sur le système algérien et l’histoire du pays. Le président français a notamment remis en question l’existence de la nation algérienne avant la colonisation française en 1830. 

Beaucoup de choses se sont passées de part et d’autre depuis, avec notamment des rétropédalages de la partie française, dont le dernier en date est cette déclaration du conseiller Afrique du Nord et Moyen-Orient du président français qui a été faite mardi lors d’un briefing presse consacré à la conférence sur la Libye.

Le conseiller a indiqué que M. Macron a invité M. Tebboune et qu’il souhaite sa présence à Paris. Il a aussi fait part du « regret » du président français devant les « malentendus » et les « polémiques » engendrés par ses déclarations. Il a surtout réitéré le « respect » d’Emmanuel Macron pour l’histoire de l’Algérie et sa souveraineté.

Mais cela ne semble pas avoir suffi pour convaincre Abdelmadjid Tebboune de se rendre à Paris. Le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a mis fin au suspense ce mercredi 10 novembre.

 « Les conditions ne sont pas réunies pour la participation personnelle du président », a déclaré le chef de la diplomatie algérienne au cours d’un point de presse tenu à la clôture de la conférence des chefs des missions diplomatiques algériennes, au Palais des nations. L’Algérie sera néanmoins représentée, a précisé Lamamra.

En janvier 2020, le président Tebboune, fraîchement élu, avait participé à la conférence de Berlin sur la Libye, aux côtés des dirigeants de plusieurs pays impliqués dans le dossier libyen.

Sa présence à Paris vendredi aurait été interprétée comme un signe de dégel dans les relations entre les deux pays. L’Algérie ne semble donc pas prête à passer l’éponge sur les propos d’Emmanuel Macron, que Abdelmadjid Tebboune a qualifiés de « très graves » dans sa dernière interview au journal allemand Der Spiegel.

«Je ne serai pas celui qui fera le premier pas, sinon, je perdrai tous les Algériens. Il ne s’agit pas de moi, mais d’un problème national. Aucun Algérien n’accepterait mon contact avec ceux qui nous ont insultés », a indiqué le président algérien.

Quelques heures avant l’annonce de la non-participation de Tebboune à la conférence de Paris, le journal français l’Opinion a révélé qu’Emmanuel Macron a cherché à le joindre lundi soir pour l’inviter, en vain. L’invitation a été toutefois transmise par un courrier envoyé par les canaux diplomatiques, a ajouté l’Opinion.

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