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Législatives du 12 juin : ils seront peut-être de futurs députés

Législatives du 12 juin : ils seront peut-être de futurs députés

Les Algériens sont appelés aux urnes le 12 juin pour élire les nouveaux députés à l’Assemblée populaire nationale, chambre basse du Parlement, lors d’élections législatives anticipées.

Le scrutin, rejeté par le hirak populaire, est boycotté par des partis de la mouvance démocratique, comme le FFS, le PT, le MDS ainsi que le RCD. Toutefois, de nombreux autres partis politiques ont décidé d’y participer.

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De nouvelles têtes dont beaucoup de jeunes sont engagées dans cette bataille, sous la bannière des partis politiques, ou comme indépendants.

Kamel Khelifati, 37 ans, entrepreneur et bénévole

Cet homme d’affaires et directeur exécutif d’une société agroalimentaire, se porte candidat à l’APN sur la liste du Front de la bonne gouvernance, de la wilaya de Blida.

En dehors de ses tâches professionnelles et son engagement politique, Kamel Khelifati, qui est le frère de Hassen Khelifati, PDG d’Alliance Assurances, s’implique dans le bénévolat et a été l’un des fondateurs de l’association Nass El Khir d’aide aux plus démunis.

Parallèlement, il a également embrassé une carrière sportive dans la discipline du judo d’abord à Meftah (Blida) et ensuite à l’USM Alger.

Younès Sabeur-Chérif, 32 ans, journaliste et animateur télé

« It’s time (c’est le moment) ». C’est le slogan qu’a choisi le journaliste Younès Sabeur-Chérif, 32 ans, comme intitulé de sa campagne électorale pour les législatives du 12 juin.

Habitué des plateaux télé, le candidat sur la liste du parti Jil Jadid dans la capitale est apparu sur sa page Facebook, jeudi 20 mai au premier jour de la campagne électorale, avec un clip de campagne dans lequel il dresse son autoportrait et présente ce qui sera son projet pour la capitale qu’il représente sur la liste du parti de Jil Jadid dont il fut le porte-parole.

Ce diplômé en sciences politiques à l’université d’Alger promet d’expurger le « populisme » de son dictionnaire.

Djamel Maafa, journaliste et ex-présentateur de l’ENTV

L’ex-présentateur de l’ENTV et de Dzaïr TV, Djamel Maafa a annoncé sa candidature à l’Assemblée nationale (APN) sur la liste libre « Algérie Blanche » pour la circonscription d’Alger.

« Je refuse de rester les bras croisés et jouer le rôle de spectateur », clame celui qui, des années durant, s’était présenté face à la caméra pour présenter des émissions économiques.

Dans sa déclaration solennelle de candidature, Djamel Maafa explique qu’en se portant candidat au mandat de parlementaire, il répond aux « nombreuses » sollicitations qu’il dit avoir reçues.

Nassim-Raouf Bernaoui , ancien ministre de la Jeunesse et des Sports

Nassim-Raouf Bernaoui, s’est lancé dans la campagne électorale pour les législatives du 12 juin sur la liste du parti TAJ, que dirigeait Amar Ghoul, qui purge une lourde peine de prison après avoir été condamné pour corruption.

« Je serais le serviteur du peuple », a-t-il proclamé. Sa campagne a débuté au quartier de la Casbah avec une visite au lieu où Hassiba Ben Bouali et ses compagnons d’armes furent tombés en martyrs en 1957.

« Nous comptons sur votre soutien et votre accompagnement pour (…) porter les préoccupations des habitants de la capitale », s’est adressé Bernaoui à ses sympathisants dans sa déclaration de candidature pour devenir député d’Alger.

Omar Dahbi, homme d’affaires établi en Espagne

Il est candidat à l’APN pour l’émigration sur la liste du parti Front El Moustakbal d’Abdelaziz Belaid. Il a promis, dans sa déclaration de candidature, d’ouvrir une permanence pour la prise en charge des doléances de la communauté algérienne de l’étranger notamment issue de la région 4 qui comporte l’Europe – en dehors de la France, les Etats-Unis et le Canada.

Dans son programme électoral, le candidat promet de travailler à la création d’un ministère dédié à la Diaspora algérienne et de faire appel aux compétences installées à l’étranger.

Messaoud Benagoune, éphémère ministre du Tourisme

Quatre années après sa première tentative, Messaoud Benagoune, éphémère ministre du Tourisme dans le gouvernement d’Abdelmadjid Tebboune (mai 2017), se présente pour la seconde fois aux législatives du 12 juin 2021.

Il s’était déjà présenté aux élections législatives du 4 mai 2017 à Batna sur la liste du Mouvement MPA d’Amara Benyounès. Pour les législatives de 2021, l’ex-SG du Mouvement national des étudiants algériens (MNEA) a opté pour une liste indépendante dans la capitale.

Le personnage avait été projeté aux devants de la scène sans l’avoir vraiment cherché. Le 26 mai 2017, il est nommé à la surprise générale au poste de ministre du Tourisme.

Moins de 48 h après sa nomination surprise, un communiqué de la présidence de la République annonçait son limogeage sans fournir d’explication. L’épisode avait fait grand bruit.

Hayat Taiati, ancienne députée

Ancienne députée du FFS, Hayat Taiati se présente aux législatives du 12 juin sur la liste du parti La Voix du peuple de Lamine Osmani. En février 2019, elle figurait sur la liste de huit membres du conseil national du FFS à être traduits devant la commission de médiation du parti.

La direction leur reprochait alors de contester le premier secrétaire national de l’époque, Hadj Djilani. En sa qualité de membre de l’instance présidentielle du FFS, Hayat Taiati s’était également distinguée par son bras de fer avec l’ex-secrétaire national Ali Laskri.

Yacine Kraimia, conseiller au ministère de la Sécurité publique du Québec

Né en 1984 à Collo dans l’est de l’Algérie, Yacine Kraimia a émigré au Canada en 2009 après avoir obtenu son diplôme d’ingénieur d’État en informatique en 2007 de l’Université de Skikda.

Il a poursuivi des études supérieures en informatique à l’université Laval de Québec d’où il obtint sa maîtrise en 2012.

Depuis 2017, il occupe le poste de Conseiller en architecture des systèmes informatiques au ministère de la Sécurité publique du Québec, l’une des dix provinces du Canada où vivent la majorité des Algériens de ce pays.

Sur le plan politique, il a été président du bureau de Skikda de l’Organisation nationale de solidarité estudiantine. Au Canada, il a été parmi les fondateurs de l’association des Algériens de l’université Laval.

« Je suis jeune, ambitieux et j’ai de bonnes idées. J’envisage de représenter la communauté algérienne à l’étranger au Parlement algérien afin de défendre les intérêts de la diaspora algérienne établie en Europe (sauf la France) aux Etats-Unis, et au Canada. Bien que je comprends la réticence de la communauté algérienne à participer aux élections législatives. Néanmoins, je crois sincèrement au changement, et cela, de façon démocratique via des élections transparentes. Pour cette raison, je me porte donc comme candidat aux élections législatives du 12 juin », explique-t-il.

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