Société

Bac 2018, dernier jour : des incidents plus nombreux

Le ministère de l’Éducation a estimé à 30% le taux d’absentéisme chez les candidats libres au quatrième jour du baccalauréat session juin 2018. Ce taux ne dépasse pas, en revanche, les 1% pour les élèves scolarisés.

« L’influence des retards et de l’absentéisme des candidats libres sur cet examen est plus qu’édifiant », a souligné le directeur de l’enseignement secondaire au ministère de l’Éducation ce lundi 25 juin.

« Les retards enregistrés de 8h jusqu’à 8h30, concerne à 65 % des candidats libres. Les retards constatés chez les candidats scolarisés ne dépassent pas les 5,95 % », précise M. Abed Attoui.

Pour ce qui est des 353 candidats pris en flagrant délai de tricherie, il précise qu’il s’agit « à 83 % des candidats libres». Ces chiffres démontrent une fois de plus la détermination des surveillants à exercer leur pouvoir disciplinaire, selon M. Attoui.

« Les sanctions seront appliquées dans toute leur rigueur à savoir 5 ans d’exclusion pour les candidats scolarisés et 10 ans pour les candidats libres », rappelle le représentant du ministère de l’Éducation.

Les retards dans la distribution des sujets dans certains centres d’examen continuent, par ailleurs, de faire des remous chez les candidats. Le retard peut dépasser dans certains cas les 45 mn.

Le ministère a expliqué cette situation par le souci de donner la possibilité aux candidats arrivant en retard de regagner leurs salles d’examen. Une solution qui n’est du goût des candidats arrivés à l’heure, qui ne veulent pas subir les conséquences des retards, bien que le temps perdu soit rattrapé à la fin de l’épreuve.

L’autorisation d’utiliser ou non une calculatrice, a elle aussi, soulevé un tollé de réactions. C’est ce qui s’est passé dans la wilaya de Batna au centre d’examen les frères El Amrani. Ainsi, sans se renseigner ni prendre conseil auprès de sa tutelle, le chef du centre aurait retiré des calculatrices non programmables aux candidats, options mathématique et maths technique, les privant ainsi d’un outil de travail pourtant autorisé ; contrairement à la calculatrice programmable qui est prohibée lors des examens.

Un représentant du ministre de l’éducation nationale se serait déplacé à Batna, dans l’espoir de calmer les esprits et trouver un compromis. 272 candidats se sont vus retirer cet outil de travail par le chef du centre, qui, apparemment et selon les parents d’élèves, ne fait pas la différence entre une calculatrices non programmable et une autre programmable.

Les parents qui se sont constitués en collectif interpellent la ministre de l’Éducation pour prendre les mesures nécessaires pour ne pénaliser les candidats.

Autre fait marquant de ce cinquième jour du baccalauréat, 47 enseignants surveillants ont été renvoyés, ce matin lors de l’épreuve de physique, du centre d’examens Amara Rachid de Benaknoun à Alger.

Ils ont été remplacés, dans l’urgence, par des enseignants du primaire. L’incident remonte au jour de l’examen de français où les sujets n’ont été distribués qu’une demi-heure après le début de l’épreuve.

Profitant de ce temps libre, les candidats discutaient entre eux en attendant l’arrivée des sujets. Une scène qui a surpris le chef du centre qui s’est mis dans tous ses états et n’a pas hésité à écarter l’enseignante chargée de surveiller dans la classe en question.

Par solidarité, les autres enseignants ont décidé d’interrompre leurs surveillances jusqu’à la réintégration de leurs collègues. Devant cet élan de solidarité, le chef du centre a accepté cette demande avant de se rétracter et décide de mettre les 47 encadreurs à la porte.

Enfin pour ce dernier jour de cet examen, les avis ont été mitigés quant à la difficulté du sujet de physique proposés aux filières scientifiques. Invité à donner son avis sur les questions de physique destinées aux branches maths et maths technique, Fayek Mecheri, enseignants de physique dans un lycée à Alger, assure que les sujets sont d’ « un niveau moyen et face auquel un élève qui aurait bien préparé pourrait facilement obtenir la note de 11 sur 20 ».

Il s’agit « d’une fusion entre plusieurs chapitres des différents trimestres. Ce genre de sujet a été traité par les candidats lors du bac blanc ». Chez les candidats de la branche Langues étrangères, les sujets d’allemand et d’espagnol étaient « à la portée de tous les candidats », selon les déclarations des élèves.

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