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Belmadi au cœur d’une polémique entre Raouraoua et un ex-ministre

Belmadi au cœur d’une polémique entre Raouraoua et un ex-ministre

Djamel Belmadi est au cœur d’une vive polémique entre l’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports Abderraouf Salim Bernaoui et l’ex-président de la fédération algérienne de football Mohamed Raouraoua.

Tout est parti des déclarations fracassantes tenues par Abderraouf Salim Bernaoui lors de son passage dans une émission de la chaîne Echorouk News dimanche 4 juin.

L’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports est revenu sur la période précédant le déroulement de la CAN 2019 en Egypte qui a été remportée par l’Algérie, moins d’un an après l’arrivée de Belmadi à la tête des Verts en août 2018.

« Comme responsable, je suis tenu d’écouter les propositions mais je ne suis pas obligé de les appliquer parce que je connaissais des choses que Mohamed Raouraoua ignorait. Il y a avait une campagne féroce sur les plateaux TV que j’ai dû subir moi-même. J’ai refusé qu’il y ait des changements au niveau de la Fédération algérienne de football et surtout en ce qui concerne le sélectionneur national », a révélé Abderraouf Salim Bernaoui.

L’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports a laissé entendre que Mohamed Raouraoua lui a demandé d’évincer Kheireddine Zetchi de son poste de président de la Fédération algérienne de football et de faire de même avec le sélectionneur de l’équipe d’Algérie Djamel Belmadi.

Zetchi avait succédé à Raouraoua à la tête de l’instance fédérale en 2017, avant de céder sa place en 2021 à Charaf-Eddine Amara.

Abderraouf Salim Bernaoui qui déclare vouer un grand respect à Mohamed Raouraoua qu’il considérait comme un « exemple » et duquel il a « beaucoup appris » quand il était président de la fédération algérienne d’escrime, indique avoir informé le Premier ministère des tentatives de changements à la tête de la FAF et de la barre technique de l’équipe nationale.

« J’ai écrit un rapport en citant les articles de loi pour dire que l’Algérie ne risquait pas d’être disqualifiée comme on essayait de le propager en raison d’une supposée ingérence politique ce qui n’était pas tout à fait vrai. J’ai prôné la stabilité car nous avions des chances de remporter la CAN 2019 », ajoute l’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports.

Bernaoui révèle avoir eu l’approbation des services du Premier ministère pour poursuivre sa démarche visant à maintenir la stabilité à la tête de la FAF et du staff de l’équipe nationale.

De son côté, Mohamed Raouraoua a réagi mardi aux déclarations de Abderraouf Salim Bernaoui.

Au média DZ News, l’ancien président de la FAF a qualifié de « mensonges » et de « calomnies », les propos tenus par l’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports sur Echorouk News.

« Je lui ai parlé quand il était ministre au sujet de l’illégalité de l’assemblée générale de la FAF de 2017 (celle qui a consacré Kheireddine Zetchi président de l’instance fédérale). Je ne lui ai pas parlé de Belmadi. Tout ce qu’il a dit à ce sujet n’est que mensonges et calomnies », a déclaré Mohamed Raouraoua affirmant que par cette sortie, Bernaoui « cherche un nouveau poste à la Fédération ou ailleurs ».

Polémique sur Belmadi : Raouraoua se défend, Bernaoui persiste et signe

Contacté par TSA ce mercredi 7 juin, l’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports assure « ne pas avoir cherché à créer la polémique et qu’il a simplement répondu à une question qui lui a été posée durant l’émission ».

« Mohamed Raouraoua a parlé de l’Assemblée générale de 2017 dans laquelle il y avait une ingérence claire à l’époque. Vu qu’il n’y a pas eu de recours dans les délais prévus par les statuts de la FAF, le dossier était clos de mon côté. Pour ce qui est de Belmadi, Raouraoua estimait et c’est de son droit que ce dernier n’avait pas l’étoffe pour diriger la sélection et qu’il fallait un entraîneur de renommée. Il a exprimé un avis que j’avais respecté sans plus », explique Abderraouf Salim Bernaoui.

L’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports rappelle qu’il a été l’une des rares personnalités à avoir soutenu Mohamed Raouraoua en 2017 quand il subissait la campagne qui avait débouché sur son éviction de la Fédération algérienne de football. Ce soutien m’a valu « des problèmes au sein de la fédération d’escrime », ajoute Bernaoui.

Concernant son intention de chercher à obtenir un poste à la FAF ou dans une autre instance comme le soupçonne Raouraoua, Bernaoui affirme avoir refusé de présider l’instance fédérale après le départ de Kheireddine Zetchi.

« Qu’il sache que j’ai été sollicité pour présider la FAF ce que j’avais refusé. J’avais suggéré à mes interlocuteurs de maintenir Zetchi car il y avait une certaine harmonie entre lui et Belmadi et c’était pour le bien de l’équipe nationale », a révélé Bernaoui.

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