Société

Des associations alertent la pénurie d’antirétroviraux à Oran

Après les anticancéreux et autres médicaments, les traitements anti-VIH manquent dans les hôpitaux et pharmacies d’Oran, signalent plusieurs associations de la grande ville de l’ouest algérien.

Les antirétroviraux, médicaments indispensables pour la survie des malades porteurs du VIH, sont en rupture de stock au CDR (centre de distribution régional), alertent six associations d’aide aux malades.

Du jour au lendemain, les 4000 malades du SIDA de la région de l’Oranie sont plongés dans « l’angoisse et la peur », déplore le collectif de six associations qui, à l’issue d’une réunion de concertation, a lancé un appel au président de la République afin de trouver une solution rapide à cette situation qui met en danger la vie de 4.000 malades.

Une pénurie similaire a eu lieu entre mars et août 2022, mais depuis, les malades ont cru en « l’avènement d’une nouvelle politique de gestion qui leur éviterait de revivre ce qu’ils avaient vécu à l’époque comme inquiétudes, stress et menaces pour la santé », écrivent les associations dans leur appel.

Pénurie des traitements anti-sida à Oran : des associations réclament une enquête

Malheureusement, déplorent-elles, la gestion des stocks des médicaments antirétroviraux  « est de nouveau aléatoire », soulignant que seul le CDR d’Oran est touché par la pénurie. Dans les CDR des autres régions du pays, les antirétroviraux sont disponibles, selon la même source.

« Il n’est pas normal que les autorités concernées ne soient pas capables d’assurer la disponibilité et la distribution régulière des médicaments touchés par la rupture de stocks », dénoncent les associations.

Outre des mesures d’urgence pour l’approvisionnement du CDR d’Oran en antirétroviraux, les associations sollicitent du ministère de tutelle de dépêcher une commission d’enquête à Oran afin de déterminer les causes de cette pénurie. Elles demandent aussi l’ouverture de nouveaux CDR dans les autres wilayas du pays pour désengorger celui d’Oran.

Les six associations signataires de cette alerte sont Solidarité AIDS, AnisS, APCS, AIDS Algérie, Alhayate des PVVIH et Rêve de vive positive.

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