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Flambée des prix des œufs : l’Algérie « n’importera pas » de poules pondeuses

Flambée des prix des œufs : l’Algérie « n’importera pas » de poules pondeuses

Le ministère de l’Agriculture et du Développement rural a réagi ce jeudi 19 janvier aux rumeurs sur l’importation des poules pondeuses pour faire face à la flambée des prix des œufs en Algérie. En ce début d’année, les prix de ce produit de large consommation ont connu une forte hausse.

La plaque de 30 œufs a franchi pour la première fois la barre des 600 dinars contre 500 dinars il y a un mois, soit une hausse de 100 dinars. Cette flambée des prix des œufs s’explique par deux principaux facteurs : la maladie qui a touché la volaille et la hausse des prix de l’aliment des poules, selon le président de l’Association nationale des commerçants algériens (ANCA), Tahar Boulanouar.

« Il y a la maladie qui n’a pas été traitée à temps et la hausse de l’aliment de volaille », a-t-il résumé pour expliquer la flambée des prix des œufs.

Pour Boulanouar, la hausse des prix était prévisible. « La production a diminué de 50 %, comment voulez-vous que les prix n’augmentent pas », poursuit-il.

Comme le préconise Hazab Benchohra, secrétaire générale de l’Union générale des commerçants et artisans algériens, Tahar Boulanouar demande lui aussi aux autorités de subventionner les aliments de volaille.

« La solution est l’accompagnement des producteurs d’œufs. Au moins, il faut subventionner les aliments de volaille », propose le président de l’ANCA.

Pas de recours à l’importation des poules pondeuses

L’importation des poules pondeuses a été évoquée ces derniers jours comme une solution décidée par le gouvernement pour mettre fin à la flambée des prix des œufs.

Une hypothèse balayée par le ministère de l’Agriculture et du Développement rural qui a démenti ce jeudi 19 janvier « formellement » les rumeurs relatives à l’importation des poules pondeuses depuis l’étranger, dans un communiqué publié ce jeudi 19 janvier.

« La production de poulettes démarrées de 18 semaines d’âge est uniquement issue de l’élevage avicole national », ajoute le ministère dans son communiqué en précisant que les informations sur l’importation sont « dénuées de tout fondement ».

Sur les réseaux sociaux, une campagne pour le boycott des œufs a été lancée. L’Association de protection et d’orientation des consommateurs (Apoce), présidée par Mustapha Zebdi, a annoncé sur sa page officielle sur Facebook son soutien à la campagne de boycott des œufs.

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