Économie

La charge d’Issad Rebrab contre “la main invisible” (Vidéo)

Issad Rebrab a dénoncé, ce vendredi 23 novembre, la « main invisible » qui bloque, selon lui, les projets de Cevital en Algérie et empêche tout changement dans le pays.

« Certaines de nos unités, effectivement, ont des difficultés », a-t-il répondu à une question sur le plateau de France 24. Qui est derrière ces blocages ? « On se pose la question. C’est une main invisible qui étonne tout le monde. Qui étonne même certaines autorités », a affirmé le président de Cevital dans cet entretien au contenu très politique.

À qui profitent ces blocages ?, demande le journaliste. « C’est la question qu’on se pose. Ça ne profite pas du tout à l’Algérie. Le pays a besoin de créer des emplois surtout qu’aujourd’hui nos jeunes sont nombreux à fuir le désespoir et le chômage. Ils partent en Europe. Malheureusement, certains n’arrivent pas à atteindre les côtes européennes. C’est triste », a répondu M. Rebrab. 

Selon Issad Rebrab, « l’avenir économique de l’Algérie est intenable ». « D’autant plus, a-t-il ajouté, que l’économie algérienne est dépendante des hydrocarbures. Or, tout le monde est d’accord, y compris nos autorités, pour dire qu’il est indispensable de diversifier l’économie nationale ».

Issad Rebrab a refusé de se prononcer sur le cinquième mandat. « Je ne pense pas que le président Bouteflika soit au courant des blocages que nous subissons aujourd’hui en Algérie. Parce que n’importe quel président son souhait c’est la création de richesses », a-t-il répondu à une question concernant l’élection présidentielle.

Qui dirige l’Algérie ?, demande alors le journaliste. « Je me pose aussi la question. C’est une main invisible, celle qui bloque nos projets. Certains disent, mais je ne sais pas, que ce sont certains milliardaires », a répondu Issad Rebrab qui a exclu d’être candidat à la prochaine présidence. « Je n’ai pas d’ambition politique. Mon seul but et ma seule ambition, c’est de créer de la richesse et des emplois pour nos jeunes », a-t-il dit.

« Le renouveau est souhaitable. Aujourd’hui, il faut une autre vision du développement économique du pays. Il est clair que nous avons besoin de nouvelles orientations. Nous ne pouvons pas rester dans la situation actuelle », a-t-il toutefois estimé.

« Plus de 90 à 95% des Algériens veulent un changement. Il y a que 5 à 10% qui veulent la continuité dans une telle situation. Ce sont ceux qui profitent de l’Algérie », a ajouté Issad Rebrab.

« Ce qui m’importe c’est le développement économique de notre pays et la création d’emplois et de richesses ainsi que la stabilité de notre pays. Parce que s’il y a un dérapage en Algérie, c’est toute la région qui sera déstabilisée. Même l’Europe risque d’être déstabilisée », a-t-il mis en garde.

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