Politique

L’affaire des biens de l’ambassade d’Algérie à Rabat est “close” (Ahmed Attaf)

Le ministre des Affaires étrangères Ahmed Attaf a évoqué mardi les questions relatives à la tentative du Maroc de spolier les biens de l’ambassade d’Algérie à Rabat et au conflit au Sahara occidental.

La question du Sahara occidental a été abordée. Le chef de la diplomatie algérienne a indiqué que le dossier fondamental demeure devant le comité des 24 chargé de la décolonisation et le Conseil de sécurité.

« C’est ça la vérité amère pour le Maroc. Quel que soit ce que fait le Maroc sur le terrain, le dossier demeure devant le comité des 24 », a rappelé Ahmed Attaf pour qui « le dossier n’est clôt que dans l’esprit de nos frères au Maroc ».

« Il reste ouvert au niveau de l’ONU, du comité des 24 chargé de la décolonisation. Aussi il y a la Minurso au Sahara occidental, dont la lettre « R » signifie référendum », ajoute-t-il.

« La souveraineté de l’Algérie est entre de bonnes mains », a assuré Ahmed Attaf qui a aussi annoncé que le dossier de l’affaire de la spoliation des biens de l’ambassade d’Algérie à Rabat est clos.

Spoliation des biens de l’ambassade d’Algérie à Rabat 

« Nous avons réagi et ils ont pris une décision que nous considérons comme adéquate. Le dossier est clos », a-t-il dit.  

Sur la situation au Sahel, Attaf a regretté que « les interférences étrangères rendent compliquées les perspectives d’action à l’avenir pour trouver des solutions aux crises dans la région ».

Rappelant que la sécurité et la stabilité du Sahel est une partie de la stabilité de l’Algérie, Attaf a assuré que « nous ne pouvons pas faillir à notre devoir ou minimiser l’importance des défis auxquels nous faisons face dans le région ».

« Nous sommes disposés à nous tenir aux côtés de nos frères dans la région, pour faire face ensemble, main dans la main, à ces défis, parce que ce sont des défis communs », a-t-il ajouté.

Évoquant spécifiquement la crise malienne, Ahmed Attaf a fait savoir que l’Algérie continue à considérer l’accord d’Alger comme étant « le cadre idéal pour garantir l’unité du Mali, son intégrité territoriale et sa souveraineté ».

Après avoir révoqué cet accord en janvier dernier, les autorités de transition ont engagé un dialogue inter-malien. Pour Attaf, il ne s’agit pas d’un dialogue « inclusif » mais d’un dialogue « exclusif » puisque des organisations politiques du nord Mali en ont été exclues.

« Cela ne sert pas la réconciliation nationale, ne permet pas d’éviter le dérapage des divisions entre les frères au Mali et n’éloigne pas le spectre de la guerre civile », a-t-il regretté, tout en réaffirmant l’attachement de l’Algérie à la sécurité et la stabilité du Mali. 

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