Économie

Le pétrole finit en baisse, le niveau des stocks américains déçoit

Les cours du pétrole ont reculé mercredi à la clôture, dans le sillage d’un rapport américain montrant une baisse moins élevée que prévu des stocks de pétrole, les courtiers surveillant également des déclarations du ministre iranien du Pétrole.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février a clôturé à 60,15 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 5 cents par rapport à la clôture de mardi.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de “light sweet crude” (WTI) pour janvier a perdu 50 cents à 51,15 dollars.

Les stocks de pétrole brut aux Etats-Unis ont reculé moins fortement qu’anticipé par les analystes, selon les chiffres publiés mercredi par l’Agence américaine d’information sur l’Energie (EIA).

Les réserves commerciales de brut ont baissé de 1,2 million de barils lors de la semaine achevée le 7 décembre, alors que les analystes anticipaient une baisse plus marquée de 3,5 millions de barils.

Ce chiffre est en outre bien inférieur à celui publié par la fédération professionnelle API la veille, et qui avait fait état d’un plongeon de 10,2 millions de barils.

“Il y a eu une certaine déception des investisseurs” après la publication du rapport de l’EIA, a analysé Gene McGillian de Tradition Energy.

Ce modeste recul a été d’autant plus mal accueilli que les stocks américains ont progressé de plus de 56 millions de barils depuis la mi-septembre, avant de commencer à légèrement refluer dans le précédent rapport hebdomadaire de l’EIA.

Les cours ont particulièrement accentué leurs pertes juste avant la clôture du pétrole new-yorkais peu avant 19H30 GMT, alors que le ministre iranien du Pétrole s’exprimait à la télévision iranienne, ses propos étant relayés par l’agence Bloomberg.

Celui-ci y a affirmé que l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) avait fait face à de nombreux désaccords avant d’aboutir à la décision de baisser la production du cartel et de ses partenaires, dont la Russie, de 1,2 million de barils par jour, vendredi lors d’une réunion à Vienne.

“Cela remet sur le devant de la scène l’idée des dissensions au sein des membres du cartel”, a affirmé Gene McGillian de Tradition Energy. Le spécialiste a toutefois tempéré: “il n’y a fondamentalement rien de nouveau dans ces déclarations”.

Mercredi, l’Opep a également affirmé dans un rapport avoir réduit sa production en novembre, en raison notamment de la baisse enregistrée par l’Iran, qui fait face au retour des sanctions américaines.

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