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Un Algérien nommé à la tête d’une instance internationale de médecine

Un Algérien nommé à la tête d’une instance internationale de médecine

Les nominations à des postes prestigieux sur la scène internationale se multiplient pour les chercheurs et scientifiques algériens.

Quelques semaines après la nomination de la microbiologiste Yasmine Belkaid à la tête de l’Institut Pasteur, Ilyes Baghli est choisi pour diriger une société savante mondiale, la Société internationale de médecine orthomoléculaire (ISOM).

Dr Baghli entamera ses fonctions le 23 juin, en remplacement du Japonais Atsuo Yanagisawa qui occupe le poste depuis 2012, annonce l’ISOM sur son site internet.

Fondateur en 2011 de la Société algérienne de nutrition et de médecine orthomoléculaire (SANMO), qu’il préside toujours, Ilyes Baghli a été très actif pendant cette dernière décennie en organisant notamment des conférences et ateliers en Algérie et dans de nombreux pays comme  la France, le Maroc, la Tunisie, l’Inde, l’Autriche, la Belgique et la Suisse.

En Algérie, note l’ISOM, il s’est distingué par son action dans les médias et auprès du ministère de la Santé pour intégrer la médecine orthomoléculaire dans le système de soins.

Ilyes Bahgli, le promoteur algérien de « la santé naturelle »

La médecine orthomoléculaire n’est pas tout à fait une branche de la médecine. Il s’agit d’une méthode de prévention des maladies et même de leur traitement avec l’usage seulement de substances naturelles qui aident l’organisme à maintenir son équilibre biochimique.

La vitamine C par exemple est « une molécule fascinante » qui a « réussi là où l’approche du tout chimique a échoué », expliquait le Dr Ilyes Baghli en janvier 2022 au quotidien El Moudjahid.

Ilyes Baghli, qui se décrit comme « un promoteur de la santé naturelle », est né à Alger en 1968. Après avoir obtenu son diplôme de médecine en 1992, il a suivi de nombreuses formations dans différentes spécialités de médecine parallèle, comme la nutrition, mésothérapie, ostéopathie…

Sa nomination à la tête de l’ISOM n’est pas son premier poste à l’étranger. Il a été membre du collège japonais de thérapie intraveineuse (2014),  membre de la direction du Conseil international de nutrition et de médecine environnementale, en Norvège (2015), membre du conseil scientifique de l’Institut européen des antioxydants (2016), et coordinateur du groupe de recherche international sur la nutrition et le cancer (2017). En 2018, il a été récompensé du prix Hall of Fame de la médecine orthomoléculaire.

A la tête de l’ISOM, il a l’ambition d’ «humaniser la pratique médicale par la mise en œuvre d’une approche thérapeutique holistique et personnalisée dans les soins aux patients », déclare-t-il au site de la société savante, précisant que cela pourrait se faire grâce, entre autres, à  « l’intégration des principes orthomoléculaires ».

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