Économie

Yousfi balaie les critiques sur la règle du 51/49

Le ministre de l’Industrie, Youcef Yousfi, a balayé ce mardi 4 décembre les critiques des hommes d’affaires étrangers sur la règle 49/51. « Les gens commencent à apprendre ce qu’est cette règle, nous n’avons pas de problème », a-t-il déclaré ce mardi au micro de la chaîne Une de la Radio nationale. « Les grandes entreprises américaines, saoudiennes, allemandes, françaises, chinoises ou saoudiennes sont présentes » en Algérie, a-t-il insisté.

D’après le ministre, « certaines petites entreprises disent qu’elles ne trouvent pas de partenaire algérien avec qui s’associer mais les gens commencent à comprendre comment cette règle est appliquée sur le terrain ».

Par ces affirmations, le ministre de l’Industrie répond aux nombreuses critiques de cette règle, qui ont été émises notamment par le Medef,  le vice-président exécutif, chargé des affaires internationales de la Chambre de commerce des États-Unis et hier lundi par les hommes d’affaires saoudiens.

Le ministre de l’Industrie a écarté la possibilité de dérogations à la règle du 51/49 pour les investissements qui seront réalisés dans les hauts-plateaux et le sud du pays, tout en révélant que « le gouvernement étudie actuellement les moyens d’encourager les investissements dans ces régions ».

Il a également défendu une image positive du climat des affaires en Algérie. Il a affirmé que « tout le monde sait que l’Algérie a d’énormes capacités ». De ces « capacités », il a énuméré les matières premières importantes dont dispose le pays, le grand nombre de cadres et de diplômés universitaires algériens, le nombre d’universités et la qualité des infrastructures du pays.

« L’Algérie exporte du rond à béton vers les États-Unis »

« L’Algérie exporte du rond à béton vers les États-Unis », a affirmé Youcef Yousfi, qui y voit une « réponse à ceux qui disent que nous ne savons pas ou ne pouvons pas exporter ».

« En plus du complexe d’El Hadjar, il y a une usine à Oran, d’une capacité de production de 4 millions de tonnes (par an) et qui atteindra les 6 millions de tonnes d’ici trois ans », a-t-il indiqué, ajoutant qu’il « y a un partenariat avec un associé du Golfe dans un complexe métallurgique à Bellara dont la capacité sera de 2 millions de tonnes ».

La capacité nationale de production de rond à béton est actuellement de 7 millions de tonnes et il y a « 10 projets en métallurgie à travers le territoire national qui porteront la capacité de production à un total de 12 à 16 millions de tonnes par an d’ici 2030 », selon Youcef Yousfi.

Cette production future de rond à béton nécessitera la production de 20 à 25 millions de tonnes de minerai de fer, d’après  le ministre. Des besoins qui seront satisfaits par l’exploitation du gisement de Ghar Djebilet près de Tindouf qui représente « une réserve de 2 milliards de tonnes de fer » et dont le minerai est « désormais exploitable », grâce aux progrès techniques.

La production algérienne de ciment est, elle aussi, supérieure aux besoins nationaux, ce qui permet l’exportation.  « Aujourd’hui entre la capacité de production et la consommation interne, il y a une différence de 3 à 4 millions de tonnes et d’ici quelques années, nous allons produire 40 millions de tonnes et consommer 30 millions de tonnes, ce qui voudra dire que nous pourrons exporter jusqu’à 10 millions de tonnes de ciment », a détaillé le ministre.

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