Politique

De nouveaux propos lunaires d’un wali – Vidéo

Encore un wali qui hausse le ton devant les caméras au cours d’une visite d’inspection dans sa wilaya.

Lors d’une tournée dans différentes communes de la wilaya, le wali d’Oran Said Saayoud n’a pas mâché ses mots devant le degré d’anarchie constaté dans certains endroits.

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C’est le nouveau style de communication de ces représentants de l’Etat au niveau local.

Les walis n’hésitent pas à molester publiquement leurs subordonnés qui se rendent coupables de défaillances, des entrepreneurs qui ne respectent pas cahiers des charges et délais ou de simples citoyens qui enfreignent la loi.

Les remontrances se font le plus souvent en présence des caméras de la télévision et les cellules de communication ne manquent jamais de mettre en ligne des séquences sur les réseaux sociaux. Et souvent, c’est le buzz assuré.

La commune où se déroule la scène n’est pas précisée dans la vidéo diffusée par la chaîne DZ News. Elle a lieu en tout cas dans une localité de la grande wilaya de l’ouest de l’Algérie.

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Le wali d’Oran, accompagné des autorités locales et des responsables de services de sécurité (police et gendarmerie), tombe d’emblée sur une gargote visiblement illégale.

Une minuscule baraque de tôle et quelques ustensiles. La cocotte est en train de bouillir lorsque le wali et sa délégation débarquent.

Devant tant de manquement à la loi, le wali n’a pas eu besoin de palabre pour décréter sa sentence : « Hez qechek ou mchi traouah », lance-t-il à l’adresse du propriétaire. Le ton avec lequel la phrase est prononcée permet de la traduire par cette injonction : « Prends tes affaires et dégage ! »

Anarchie urbaine

Se tournant vers ses accompagnateurs, il fixe un délai aux responsables locaux, probablement ceux de l’APC :  aucune baraque ne doit rester sur les lieux avant 16 heures de la même journée.

Dans un autre endroit, c’est des matériaux de construction entreposés à même la chaussée par des commerçants qui provoquent l’ire du wali.

On y voit entre autres des cargaisons de tuiles de terre cuite, de parpaing et de rond à béton. « Si ces marchandises restent là, et en cas d’accident, il y a aura des morts. C’est un danger public », tonne-t-il, en référence au danger que constituent ces marchandises pour les usagers de la route.

Il ordonne alors au responsable local de la gendarmerie de remettre de l’ordre sans tarder. Là aussi, il fixe la même échéance pour que tout soit enlevé : “Avant 16h”.

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