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Guerre contre Gaza : Israël réclame la tête du SG de l’ONU

Guerre contre Gaza : Israël réclame la tête du SG de l’ONU

L’isolement international d’Israël s’accentue. A mesure que les bombardements sur Gaza tuent davantage de civils, des voix s’élèvent pour dénoncer les crimes et rappeler les origines du conflit israélo-palestinien.

La dernière en date est celle du secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres qui s’est exprimé mardi 24 octobre lors d’une réunion extraordinaire du Conseil de sécurité consacrée à la guerre contre Gaza.

Il a dit que les attaques du Hamas du samedi 7 octobre « ne viennent pas de nulle part », rappelant que le peuple palestinien subit un occupation israélienne « étouffante » depuis 56 ans.

Antonio Guterres a aussi réclamé un cessez-le-feu humanitaire à Gaza, ce qu’Israël, qui a tué plus de 5.000 Palestiniens depuis le 7 octobre, a refusé.

Les déclarations du chef de l’ONU ont mis en colère Israël dont le ministre des Affaires étrangères Eli Cohen, qui a appelé à sa démission. « Monsieur le secrétaire général, dans quel monde vivez-vous ? Sans aucun doute, ce n’est pas le nôtre », a-t-il réagi.

Guerre contre Gaza : la mise en garde de Barack Obama contre Israël

C’est l’ambassadeur d’Israël à l’ONU Gilad Erdan qui a demandé le premier la tête du secrétaire général de l’ONU, avant d’être soutenu par Eli Cohen qui a minimisé le rôle de Guterres en soulignant que son pays est bénéficiaire du soutien des Etats-Unis, de la France et du Royaume-Uni qui ont tous le droit de veto au conseil de sécurité.

Cette passe d’armes entre le ministre israélien des Affaires étrangères et le patron de l’ONU illustre les difficultés d’Israël et son isolement sur la scène internationale en raison de la guerre qu’elle mène contre les populations civiles de Gaza et le blocus inhumain imposé à l’enclave palestinienne, devenue une prison à ciel ouvert depuis 16 ans. Ce blocus a été renforcé après les attaques du Hamas.

L’armée israélienne a décidé de couper les vivres, l’eau et l’électricité aux habitants de Gaza. Des ONG et les agences onusiennes dénoncent depuis plusieurs jours une situation intenable et préviennent contre une catastrophe humanitaire à Gaza.

L’ancien président des Etats-Unis Barack Obama a d’ailleurs averti Israël contre « toute stratégie militaire qui ignorerait les coûts humains » et qui « pourrait finir par se retourner contre elle ».

Dans ce contexte, à part les capitales occidentales qui lui apportent un soutien sans condition, Israël ne bénéficie pas du soutien des pays asiatiques, africains et latino-américains.

La Chine a exprimé son soutien à la « juste » cause du peuple palestinien, en estimant par la voix de son ministre des Affaires étrangères, que la « racine profonde (…) de la situation entre la Palestine et Israël est que le droit du peuple palestinien à la souveraineté a été mis de côté depuis longtemps ».

La Russie penche aussi du côté palestinien, en insistant que la solution la « plus crédible » à ce conflit réside dans la création d’un Etat palestinien dont Israël ne veut pas.

Même si elle prône une approche équilibrée, elle espère que le conflit israélo-palestinien soit un affaiblissement de l’Occident qui soutient Israël et l’Ukraine avec laquelle elle est en guerre depuis février 2022.

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