Société

Inondations, incendies : l’Algérie au cœur des enjeux climatiques

L’ambassadrice régionale britannique de la COP 26 pour le Moyen-Orient et l’Afrique, Janet Rogan, a estimé ce mercredi à Alger que la population algérienne était « parfaitement consciente des enjeux climatiques »

Après avoir accueilli la Conférence de l’ONU sur le climat (COP 26) à Glasgow en Ecosse, au mois de novembre 2021, la Grande-Bretagne s’apprête à passer le flambeau à l’Egypte, pays organisateur de l’édition 2022 de ce sommet international sur le climat, prévue du 6 au 18 novembre prochains.

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A cette occasion, et afin de faire le point sur les efforts du gouvernement britannique dans la lutte contre le changement climatique, particulièrement durant la période de l’entre-deux-COP (COP 26 et COP27),  l’ambassadrice régionale britannique de la COP 26 pour le Moyen-Orient et l’Afrique, Janet Rogan, a tenu une conférence de presse ce mercredi à Alger, en présence de l’ambassadrice du Royaume-Uni en Algérie, Sharon Wardle.

Une occasion pour elle de revenir sur les efforts consentis par l’Algérie pour lutter contre le réchauffement climatique.

« Nous avons des défis en commun »

« Les COP ne sont plus juste des conférences qui portent sur des détails techniques, ou de vagues négociations, mais c’est le moment où les gouvernements décident de la manière dont ils vont concrètement agir », a tout d’abord déclaré Mme Rogan.

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Selon elle, l’accord climatique de Glasgow (accord de la COP 26),  qui vise à faire des années 2020 une décennie d’action et de soutien en faveur du climat, est “historique”.

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« Que ce soit les pays du nord ou les pays du sud, nous avons tous des défis en commun. C’est maintenant que nous devons tous agir pour le climat. Il ne faut pas attendre», a-t-elle exhorté.

Les efforts de l’Algérie salués

L’Algérie a souffert ces dernières années de sécheresse et de vague de chaleur et d’incendies sans précédent.

Pour l’ambassadrice régionale britannique de la COP 26 pour le Moyen-Orient et l’Afrique, “au vu de ces éléments, la population algérienne est parfaitement consciente de l’importance des enjeux climatiques. »

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« La population en Algérie est, je pense,  assez consciente des enjeux climatiques. C’est évident avec tout ce qui se passe, les feux de forêts, la sécheresse, la hausse des températures, l’ensablement, la désertification et la perte de biodiversité », a-t-elle dit.

Interrogée sur les engagements pris par l’Algérie en termes de transition énergétique à la COP 26, Janet Rogan a déclaré: « C’est à l’Algérie de faire son propre bilan. Mais je salue ses efforts. »

Avant d’ajouter: « Le CDN (plan national climat) de l’Algérie est assez ambitieux. De bons objectifs ont été établis, notamment pour l’atténuation des gaz à effet de serre. Que ce soit pour l’Algérie, ou pour tout autre pays, le plus important est la mise en œuvre du plan en question, ainsi que les plans d’investissements. Le plan de l’Algérie est ambitieux. J’encourage sa mise en œuvre plus rapidement, et ce, même s’il y a actuellement des grands évènements dans le monde. »

Pour Mme. Rogan, « l’Algérie, comme tous les autres pays, doit accélérer les actions. »

« Dans la région, en termes de carburants, il y a toujours plus d’efforts à faire (pour limiter leur impact sur l’environnement », a-t-elle par ailleurs tenu à  souligner.

Pour l’ambassadrice régionale britannique de la COP26 pour le Moyen-Orient et l’Afrique, il est “primordial” que les pays d’Afrique du nord misent aujourd’hui sur l’éducation des jeunes.

« C’est à travers l’éducation et la sensibilisation que les choses changeront. Nous devons trouver un moyen d’intégrer les jeunes dans les prises de décisions », a-t-elle estimé.

« Les enjeux climatiques ne relèvent pas uniquement de la responsabilité des gouvernements, mais aussi du secteur privé et de nos modes de consommation. Nous avons tous une responsabilité », a-t- souligné.

Interrogée sur les relations de partenariat entre l’Algérie et la Grande-Bretagne dans le domaine de l’environnement et des énergies renouvelables, Mme Wardle a répondu : «Nous avions déjà des partenariats dans les secteurs traditionnels, mais là, ça commence à s’orienter vers les défis d’énergie renouvelable. »

« Nous espérons qu’il y aura de plus en plus de partenariats dans ce secteur dans l’avenir. Avant, pendant et après la COP 26, avec nos collègues du PNUD, nous avons eu de nombreuses négociations avec le gouvernement algérien. Il y a beaucoup d’intérêt de la part du ministère de l’environnement et de l’énergie. Il y a eu au cours de cette année de nombreuses initiatives en termes de sensibilisation et de dialogue », a-t-elle ajouté.

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