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JM d’Oran : un engouement populaire impressionnant – Vidéos

Depuis le début des Jeux méditerranéens d’Oran samedi 25 juin, le public algérien qui assiste en masse aux différentes compétitions ne cesse d’impressionner.

Un stade de 40 000 places plein à craquer pour des épreuves d’athlétisme, c’est une image qu’on a l’habitude de voir seulement dans les grandes capitales mondiales lors des grands meetings et autres compétitions d’envergure.

À Oran, qui abrite les Jeux méditerranéens depuis le 25 juin, de telles images relèvent désormais de la banalité. Aucune épreuve, même celles des disciplines qui n’ont aucun ancrage en Algérie, ne s’est jouée devant des gradins vides.

Le succès populaire des jeux est tel que le comité d’organisation a annoncé, à trois jours de la clôture de l’événement, la suspension pure et simple de la vente des billets, pour toutes les compétitions.

Le comité a expliqué qu’il a dû prendre une telle mesure pour éviter les débordements à l’entrée des enceintes sportives et pour ne pas pénaliser ceux qui détiennent déjà des billets valides.

Dans les mois qui ont précédé ces jeux, que l’Algérie n’a pas organisés depuis près d’un demi-siècle (1975), on s’est attendu à tout, sauf à un tel succès populaire.

Au contraire, la faible affluence du public était parmi les points noirs redoutés, à côté de la non-livraison à temps des infrastructures, la qualité de la prise en charge…

Mais l’Algérie a relevé le défi avec brio dès le premier jour avec une cérémonie d’ouverture grandiose qui a émerveillé le monde, sans doute l’une des plus belles de l’histoire des jeux.

L’unique fausse note déplorée jusque-là est la défaillance dans le plan de transport qui a privé certains invités d’assister à la cérémonie d’ouverture, un incident qualifié du reste par le CIJM d’ « incident particulier » qui « n’a rien à voir avec l’organisation des Jeux qui, elle, s’améliore quotidiennement et qui évolue vers les exigences du CIJM ».

Des points pour l’avenir

L’Algérie a beaucoup investi en prévision de ces jeux, réalisant des infrastructures qui serviront pour longtemps à la jeunesse algérienne : un stade olympique de 40 000 places à Oran, un autre de 20 000 places à Sig, un village méditerranéen, des salles, des piscines…

Sur le plan des infrastructures, l’Algérie a relevé le défi et ce n’est pas tout à fait une surprise, malgré les appréhensions exprimées dans les derniers mois qui ont précédé les jeux.

Ce qui était en revanche totalement inattendu, c’est l’ampleur de l’engouement populaire pour les JM d’Oran 2022.

A Sig, petite ville de la wilaya de Mascara, les matchs de football se sont joués à guichets fermés. La passion des Algériens pour le football est connue de tous, mais leur intérêt pour tous les autres sports, individuels ou collectifs, était insoupçonné.

Du moins, personne n’avait prévu un engouement tel que le comité d’organisation sera contraint de suspendre la vente des billets. Judo, boxe, natation, handball, athlétisme, le public oranais a assisté à toutes les épreuves, même parfois en l’absence d’athlètes algériens.

Même les épreuves de cyclisme ont vu le public s’agglutiner le long de l’itinéraire entre Hammam Bouhadjar (Aïn Témouchent) et Oran, malgré la canicule.

Un engouement spontané qui n’aura pas nécessité un matraquage médiatique ou des mesures incitatives. Le plus impressionnant, c’est que même les activités culturelles organisées en marge des jeux font le plein.

Les Algériens respirent le sport et ils viennent de le confirmer de fort belle manière. Malgré la forte affluence, aucun incident n’est signalé depuis le début des jeux.

Pas de bousculades, de violence ou de propos condamnables dans les tribunes. En un mot comme en mille, le succès des jeux d’Oran a dépassé les espérances et fait gagner à l’Algérie de précieux points dans la perspective de postuler à l’organisation de grandes compétitions internationales à l’avenir. L’engouement et la discipline du public son en effet un critère important.

 

 

 

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