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Rupture des relations : le Maroc réagit

Rupture des relations : le Maroc réagit

L’Algérie a annoncé hier mardi 24 août, 27 ans jour pour jour après les attentats de Marrakech, la rupture de ses relations diplomatiques avec le Maroc.

L’annonce a été faite par le ministre des Affaires étrangères Ramtane Lamamra au cours d’une conférence de presse à Alger.

Les raisons de cette rupture sont contenues dans une longue déclaration du président Abdelmadjid Tebboune lue par le chef de la diplomatie algérienne, lors de cette rencontre.

Il y a une semaine, mercredi 18 août, le Haut conseil de sécurité (HCS) a dénoncé une série d’ « actes hostiles » de la part du Maroc, et annoncé la révision des relations avec ce pays ainsi que le renforcement de la surveillance à ses frontières. Le HCS a ainsi acté la rupture des relations avec le Maroc.

Cette décision rare et extrême dans les relations internationales a suscité la réaction du Maroc qui a regretté dans un communiqué publié mardi en fin de soirée, la décision algérienne.

Le Maroc « regrette cette décision complètement injustifiée mais attendue – au regard de la logique d’escalade constatée ces dernières semaines – ainsi que son impact sur le peuple algérien », a déclaré le ministère marocain des Affaires étrangères dans le communiqué.

Rabat a rejeté « catégoriquement les prétextes fallacieux, voire absurdes, qui la sous-tendent. »

Le double jeu de Mohamed VI

Fidèle à sa politique ambivalente qui consiste d’un coté à multiplier les actes hostiles et de l’autre à tendre la main de la réconciliation, le Maroc a affirmé qu’il « restera un partenaire crédible et loyal pour le peuple algérien et continuera d’agir, avec sagesse et responsabilité, pour le développement de relations intermaghrébines saines et fructueuses. »

Le Maroc n’a pas répondu dans le détail aux accusations algériennes et à sa demande d’explication après le grave dérapage de son ambassadeur à l’ONU, Omar Hilale.

Le 14 juillet, ce dernier a distribué aux représentants des Etats membres du mouvement des alignés une note dans laquelle il est fait état du soutien marocain à un prétendu droit du peuple Kabyle à l’autodétermination. Un acte qui a été qualifié par Alger de « dérive dangereuse ».

Au lieu de s’expliquer sur cette provocation, le roi Mohamed VI a demandé dans son discours du 31 juillet la réouverture des frontières terrestres avec l’Algérie qui sont fermées depuis les attentats de Marrakech en août 1994.

Une demande qui a n’a pas été commentée par l’Algérie, dont le président Tebboune attendait des explications de la part de Rabat sur le soutien apporté par le Maroc au Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK). Un mouvement classé comme terroriste par Alger.

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