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Santé : progrès dans la survie au cancer, mais inégal selon les pays

Santé : progrès dans la survie au cancer, mais inégal selon les pays

La part des malades du cancer qui survivent progresse dans le monde, mais de manière très inégale en fonction des pays, selon une publiée mercredi dans la revue Lancet.

L’étude porte sur 37,5 millions de malades dans 71 pays représentant deux tiers de la population de la planète, et sur 18 types de cancer parmi les plus répandus.

Par exemple, en cas de tumeur au cerveau chez un enfant, « la survie sur cinq ans est deux fois plus élevée au Danemark et en Suède (environ 80%) qu’au Mexique et au Brésil (moins de 40%) », ont relevé les auteurs.

La leucémie aiguë lymphoblastique, cancer le plus fréquent lors de l’enfance, tue plus de 40% des enfants atteints en Chine, au Mexique ou en Équateur, mais moins de 10% aux États-Unis, au Canada et dans neuf pays d’Europe de l’Ouest.

Les pays qui traitent le mieux pourraient donc servir d’exemples pour abaisser, entre autres, le bilan de 100.000 enfants victimes chaque année dans le monde.

Par exemple, l’Asie du Sud-Est, le Japon et la Corée du Sud sont en pointe contre les cancers de l’estomac, ce qui semble dû à « des programmes d’examens endoscopiques sur certaines populations depuis longtemps ». Parmi les pays qui auraient intérêt à s’inspirer de ce modèle, la Russie, « où les cancers gastro-intestinaux sont un énorme problème de santé publique ».

À l’inverse, l’Asie du Sud-Est est en retard sur le mélanome, « ce qui reflète peut-être une moindre prise de conscience de l’opinion et une prévalence plus forte d’un sous-type mortel (le mélanome acral lentigineux) », d’après les chercheurs.

Ceux-ci ont déploré que les données soient très incomplètes.

« Sachant les milliards de dollars investis dans la recherche chaque année, le fait qu’un besoin universel pour tous les pays (une analyse des statistiques du cancer à partir de registres nationaux et régionaux, ndlr) ne soit pas satisfait traduit à la fois une visée politique de court terme et des priorités mal placées », a estimé l’oncologue britannique Richard Sullivan.

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