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Scandale au Parlement européen : du nouveau sur l’implication du Maroc

L’affaire de corruption qui éclabousse le Parlement européen, le Qatar et le Maroc prend de l’ampleur. Ce n’est pas une tempête dans un verre d’eau mais bien un scandale qui risque d’avoir de lourdes répercussions politiques.

En plus des preuves que détient le parquet de Bruxelles, un des inculpés est passé aux aveux, mettant en cause directement les services de renseignement marocains.

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L’enquête déclenchée par le parquet de Bruxelles sur des tentative d’influence de la politique européenne par des Etats étrangers via la corruption de membres du Parlement européen, a donné lieu à une quinzaines de perquisitions qui ont permis la découverte d’importantes sommes d’argent en cash.

Au moins 1,5 million d’euros ont déjà été récupérés. Plusieurs députés ont été en outre arrêtés, dont la vice-présidente grecque du Parlement européen, Eva Kaili.

Le compagnon de celle-ci, Francesco Giorgi, fait partie des personnes inculpées et il vient de tout avouer. Selon le quotidien belge Le Soir, il s’agit d’un homme clé du dossier.

Devant la police et les juges, Giorgi a reconnu des faits d’une extrême gravité. Il a avoué avoir fait partie d’une « organisation » qui a été utilisée par le Maroc et le Qatar dans le but d’ « intervenir dans les affaires européennes ».

Les services marocains impliqués

Côté « corrupteurs », seul l’ambassadeur du Maroc en Pologne, Abderrahim Atmoun a été jusque-là cité pour ses liens avec Antonio Panzeri, un ancien député impliqué dans le dossier.

L’audition de Francesco Giorgi met en cause directement, en plus du diplomate, les services marocains de renseignement extérieur, la DGED, dont deux éléments ont été cités.

Selon des documents judiciaires consultés par le journal belge, Francesco Giorgi, Antonio Panzeri et l’eurodéputé Andrea Cozzolino ont été en contact avec les services de renseignements marocains et l’ambassadeur du Maroc en Pologne Abderrahim Atmoun.

Selon de précédentes révélations, le diplomate marocain a remis des cadeaux à Antonio Panzeri et sa femme qui ont aussi utilisé sa carte bancaire. Selon l’enquête, Panzeri a rendu visite à Atmoun au Maroc à plusieurs reprises, dont au moins une fois avec Francesco Giorgi.

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