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Santé : un syndicat appelle à concrétiser les décisions de Tebboune

Santé : un syndicat appelle à concrétiser les décisions de Tebboune

Le président du Syndicat national des praticiens de santé publique (SNPSP) réitère son appel à la concrétisation des instructions du président Tebboune concernant la prime Covid mais aussi d’autres questions qui restent en suspens.

« Il est important pour nous, praticiens de la santé publique, de rappeler que ce sont des décisions prises par M. le président de la République à l’occasion de la pandémie de Covid qui a commencé chez nous en février 2020. Elles ont été prises à l’intention des professionnels de la santé afin de les encourager, eux qui se sont mobilisés pour lutter contre la diffusion de la pandémie chez nous, ainsi que pour assurer soins et assistance à nos concitoyens », a rappelé le président du SNPSP, le Dr Lyes Merabet dans un entretien à TSA, ce mercredi 6 avril.

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Il souligne que les soignants algériens se sont acquittés de leur devoir avec « beaucoup d’engagement et de dévouement et aussi beaucoup de sacrifices », précisant que le secteur de la santé déplore depuis le début de la pandémie plus de 450 décès, « martyrs du devoir national et professionnel » qu’ils soient issus du secteur public ou privé.

Le Dr Merabet aborde aussi les « familles endeuillées qui attendent jusqu’à présent la concrétisation de la mise en place d’un capital-décès, chose qui n’a pas été réalisée malheureusement ».

Pour la prime Covid, Lyes Merabet fait état d’un retard de 9 mois, « puisqu’il y a trois trimestres qui manquent ». « L’assainissement de la situation financière liée à la prime Covid se fera, selon le ministère de Santé, dans les tout prochains jours. Nous souhaitons un assainissement total, pas uniquement le 6e trimestre », a martelé le Dr Merabet.

« Force est de constater qu’on donne l’impression de mendier un dû. Cela fait deux ans qu’à chaque fois que la prime est versée, elle l’est avec beaucoup de protestation et une polémique autour. C’est quelque chose qui fait mal », déplore-t-il.

« Nous espérons qu’une solution soit trouvée pour verser cette prime dans le calme », ajoute le Dr Merabet.

Rupture du dialogue

Il y a aussi la bonification de la retraite plafonnée à 2 ans maximum pour tous les soignants mobilisés dans la lutte anti-Covid, qui n’a pas été mise en place jusqu’à présent, regrette Dr Merabet.

Autre point non résolu : l’inscription du Covid-19 sur le tableau des maladies professionnelles, malgré un travail qui a été entamé au niveau du ministère de la Santé à ce sujet, selon le Dr Merabet. « Cela n’a pas été fait et aucune suite n’a été donnée à ce dossier », déplore le président du SNPSP.

La question de l’amendement et la révision du statut particulier des soignants font également partie des questions non résolues.

 « C’est aussi une instruction du président de la République. Le Conseil des ministres a entériné cette décision et des instructions ont été données avec bien sûr la concertation et l’accompagnement des partenaires sociaux. On est étonné d’apprendre que les projets ont été envoyés à la Fonction publique pour étude. Ce alors que le travail n’a pas été finalisé. On ne sait même pas sur quelle mouture le ministère de la Santé est allé remettre le dossier. Il y a des PV de réunions et un engagement du ministre de la Santé qui dit clairement que le dossier ne sera pas envoyé avant qu’il y ait une finalisation en concertation avec le partenaire social, ce qui n’a pas été fait », proteste le Dr Merabet.

Cette situation intervient dans un contexte marqué par une rupture des canaux de communication entre le syndicat et le ministère de la Santé, pointe le Dr Merabet.

« Le dialogue est rompu entre nous et le ministère de la Santé depuis le 25 octobre 2021, date de la dernière réunion de la commission mixte ministère de la Santé-SNPSP. Une audience nous avait été accordée par le ministre au début du mois de novembre 2021. Depuis, aucune réunion n’a été programmée, aucun contact n’a été possible du côté du ministère malgré nos écrits et nos appels, pour revenir à la table des discussions. Cela persiste jusqu’à aujourd’hui », regrette encore le président du SNPSP.

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